« J’ai pas compris », les dessins qui cartonnent sur le web

Sur les réseaux sociaux, le messin David Carton cartonne avec ses dessins humoristiques, mélangeant jeux de mots et humour absurde. Des planches qu’il aimerait bien coucher sur le papier en publiant un recueil de ses croquis.

David Carton a lancé une campagne de financement participatif pour publier ses dessins humoristiques.  Photo RL /Gilles WIRTZ

David Carton s’est mis au dessin il y a une dizaine d’années. Mais depuis un an, il a décidé de publier ses dessins humoristiques sur les réseaux sociaux, avec un certain succès : sa page Facebook atteint près de 2 500 abonnés. Intitulée « J’ai pas compris », elle reprend une phrase qu’il a beaucoup entendue de la part de ses amis ou de ses collègues quand il faisait, comme il dit, « un jeu de mots foireux ».

Ses dessins, en une seule case, souvent légendés d’un dialogue ou de quelques mots, sont tirés d’observations du quotidien et mélangent jeux de mots et humour absurde, rappelant parfois les dessins du Chat de Geluck. D’ailleurs, David Carton est lui-même un grand amateur du neuvième art : « J’ai toujours été un fan de bandes dessinées : Astérix, Lucky Luke ou encore Gotlib. J’aime aussi l’humour absurde britannique comme les Monty Python ou les cartoons américains. »

Un hobby avant tout

Pour créer ses dessins, David Carton travaille grâce à une tablette graphique reliée à son ordinateur. « Un dessin me prend entre 1 h 30 et 2 h de travail, de la création du croquis à l’exportation. J’essaye de garder un rythme régulier, j’arrive à en faire un ou deux par semaine », précise ce graphiste de formation et web designer dans une entreprise messine, et dont le dessin reste avant tout un hobby.

Un livre en préparation

Aujourd’hui, le trentenaire aimerait bien traverser l’écran et publier un recueil de ses dessins. Pour cela, il a lancé une campagne de financement participatif. Depuis le 25 février, le succès est au rendez-vous puisque les 1 000 € nécessaires au projet ont été atteints en à peine une semaine et dépassent aujourd’hui les 1 600 €.

« J’ai été le premier surpris », précise le dessinateur qui compte faire imprimer entre 100 et 120 exemplaires pour les généreux donateurs chez un imprimeur du Ban Saint-Martin. La suite, le dessinateur y pense déjà : « J’ai un scénario plus long qui est prêt, mais j’ai un problème avec le dessin : je n’arrive pas à tenir les personnages. Il me faut encore de l’entraînement »

Emile KEMMEL
Publié dans Le Républicain Lorrain le 3 mars 2020.
Le Républicain Lorrain (édition de Metz-Orne) – 03/03/2020

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