La Maison du tourment : un parc qui fiche la frousse !

À l’approche d’Halloween, l’illusionniste Lambert du Décor a installé sa Maison du tourment à la Ferme Aventure de La Chapelle-aux-Bois. Les différents parcours proposés transportent le visiteur à travers différents univers de films et font appel à l’imaginaire collectif.

La Maison du tourment propose neuf soirées exceptionnelles pour se faire peur. Photo VM/Jérôme HUMBRECHT

Dès l’arrivée sur le parking, les cris émanant du parc vous mettent dans l’ambiance, tout comme la pleine lune qui éclaire le ciel le soir de l’ouverture.

Pour neuf soirées exceptionnelles, la Ferme Aventure de La Chapelle-aux-Bois devient la Maison du tourment, véritable temple pour tout amateur de frissons. La forêt où l’on se promène habituellement pieds nus se transforme ainsi en forêt contaminée et contrôlée par des militaires ; le labyrinthe de cyprès, qui reste plongé dans l’obscurité, vous oblige à avancer à tâtons, au risque de finir dans les buissons… Expérience dépaysante garantie !

En intérieur, c’est dans l’univers du film d’horreur l’Exorciste devenu culte que plonge le spectateur, avec une petite fille qui semble possédée par le diable et un prêtre qui tente de l’exorciser. De quoi faire froid dans le dos, tant par la qualité des décors que par celle des comédiens. Et pour cause, les 80 acteurs, amateurs ou professionnels, choisis par casting, jouent leur rôle à 1 000 %, à tel point que l’on doute parfois de ce qui tient du jeu ou de la réalité. « On embête un peu plus ceux qui ont vraiment peur, c’est assez jouissif », avoue une comédienne cachée dans l’obscurité du temple de Chapaya, sorte de temple maudit qui transporte chez les Aztèques, et où l’on s’attend à voir surgir à n’importe quel moment la momie de Rascar Capac.

L’œuvre de Lambert

Aux manettes du projet : Lambert Pierrot-Cracco. « Tout a commencé en 2012 dans un centre aéré avec les animateurs Bafa. Dès l’année suivante, on a professionnalisé le projet à Mirecourt », explique-t-il.

Le soir du lancement, il bondit au milieu des visiteurs dans le parc, maquillé en clown pas très frais. Magicien et illusionniste plein d’énergie, celui qui se fait appeler « Lambert du Décor » a imaginé et conçu tous les décors, avec l’aide d’un ami. « On avait peur de perdre notre public après plus de trois ans d’absence », avoue l’homme de 27 ans.

Mais ce n’est pas le cas, puisque le parc affiche complet tous les week-ends jusqu’au 2 novembre. « On a volontairement limité le nombre de places disponibles pour éviter que les gens attendent trop longtemps avant chaque attraction », explique à l’entrée du parc Stella Miller, grimée en sorcière et qui joue habituellement l’assistante du magicien.

À l’avenir, Lambert du Décor souhaite pérenniser le projet et attirer des visiteurs à l’international.

Émile KEMMEL
Publié dans Vosges Matin le 18 octobre 2019

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