Le Salon de la moto fait le plein pour sa huitième édition

Ce week-end, le Salon de la moto s’installe au centre des congrès de Metz Expo pour sa huitième édition. Les amateurs peuvent y découvrir les plus beaux modèles des constructeurs, les créations de préparateurs ou encore toute une gamme d’équipements.

Les amateurs de moto étaient au rendez-vous ce samedi pour le salon de la moto au Centre des congrès de Metz Expo. Photo RL /Karim SIARI

Le parvis du centre des congrès de Metz Expo avait pris des allures d’aire de repos de la route 66, à tel point que le parking devenait une zone d’exposition en lui-même. Dans les allées, les vestes en cuir, les aigles dans le dos et les blue-jeans étaient au rendez-vous. Et forcément, entre motard, on parle bécane et l’on raconte ses anecdotes sur la route. Dès l’arrivée dans le hall C, l’odeur d’huile annonce la présence de belles mécaniques. Et ça ne manque pas. Au milieu du hall sont exposées une vingtaine de motos qui participent au « Metz Bike Show », un concours qui désignera à la fin du salon la moto préférée des visiteurs. « Cela permet de mettre à l’honneur les préparateurs de moto qui passent des heures sur ces engins », explique Yohann Kostrzewa, casquette à l’envers et chemise blanche entrouverte qui expose cinq des modèles qu’il a lui-même préparées. « Celle-là, je l’ai fabriquée à l’image de mon père quand il est décédé », explique-t-il en pointant du doigt une moto au bleu électrique installée sur un vieux pick-up. « Sur une moto, je peux passer 200 à 300 heures de travail », glisse-t-il.

Les deux roues passent à l’électrique

Si le bruit de moteur d’une Harley n’a pas de prix, certains constructeurs passent pourtant le pas de l’électrique, comme Peugeot présent sur le salon : « On a le scooter E-ludix, une version électrique du modèle des années 2000, qui va sortir dans le courant de l’année. Un projet d’une 103 électrique est également dans les cartons », dévoile Damien Carl, consultant pour la filière motocycle de la marque. Le constructeur espère redonner un second souffle à ces modèles emblématiques et ainsi conquérir un nouveau public : « Ce qui fait encore peur aux gens, c’est le manque d’autonomie et de puissance », avoue-t-il. Autre frein, le prix « situé entre 3 000 € et 3 500 €, mais vite rentabilisé grâce au faible besoin d’entretien et l’économie du plein d’essence », précise le représentant de la marque au lion.

Un nouveau permis moto

La nouvelle avait fait grincer des dents ceux qui avaient pour ambition de passer leur permis moto. Depuis le 1er  mars, les examens du permis moto ont changé. Les principales modifications ? Les parcours lent et rapide réalisés sur un plateau sont regroupés dans un même examen et l’épreuve sur route, elle, passe de 30 à 40 minutes. « Cela ne change pas grand-chose pour les candidats. Le nouveau permis permet justement d’évaluer les capacités dans les conditions réelles de circulation plutôt que sur un circuit fermé », argumente Jean-Yves Martignon, délégué de la mutuelle des motards et membre de la Fédération française des motards en colère (FFMC) qui a participé à la finalisation du nouveau permis.

Emile KEMMEL
Publié dans Le Républicain Lorrain du 8 mars 2020.
Le Républicain Lorrain (édition de Metz-Orne) – 08/03/2020

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