Pour ELA, les élèves n’ont pas la trouille de la dictée

Comme chaque année, les enfants de la France entière se motivent pour la fameuse dictée de l’association ELA. À l’école Émile-Durkheim, c’est Michel Heinrich qui a lu le texte de l’auteur spinalien Nicolas Mathieu, auteur du dernier prix Goncourt.

Lundi matin, c’est le maire Michel Heinrich qui a fait la dictée d’ELA dans une classe de l’école Émile-Durkheim.  Photo VM /Jérôme HUMBRECHT

Lundi matin, à l’école Émile-Durkheim, la dictée était un peu particulière. Tout d’abord de par son auteur, le romancier Nicolas Mathieu, comme de par son lecteur, Michel Heinrich, le maire d’Épinal. Mais avant d’empoigner les stylos, un film d’une dizaine de minutes est diffusé dans la classe. Il rappelle le combat que mène ELA pour aider les enfants malades, la recherche et faire connaître les leucodystrophies. L’enseignante, Barbara Remy, poursuit avec un petit moment d’échange avec les élèves qui semblent avoir compris beaucoup de choses : « Ça permet de redonner de l’espoir aux enfants », résume Arthur. Un autre ajoute : « Les leucodystrophies, ce sont des maladies génétiques. » L’édile, pharmacien de profession, en profite pour expliquer ce que sont les maladies génétiques. L’institutrice, elle, enchaîne sur l’acceptation des différences : « Là on parle de maladies graves mais ça vaut aussi pour toutes les petites différences entre vous »

La maladie de la dictée

Pour cette 16e édition, c’est Nicolas Mathieu qui a été choisi pour rédiger le texte de la dictée, intitulé « La trouille ». Le Spinalien, dont le deuxième roman « Leurs enfants après eux » a remporté le prix Goncourt 2018, y parle de son enfance et de sa trouille de la dictée : « Quand j’étais môme, je détestais les jeudis, parce que le jeudi, c’était le jour de la dictée », écrit-il. Dans la salle de classe, le maire déambule entre les tables et les cartables, tout en jetant des coups d’œil sur les copies. Pour une fois, la maîtresse d’école change de rôle et est assise au milieu de ses élèves, qui en profitent pour lui soutirer l’orthographe de certains mots. À la fin de la dictée, les regards se lèvent. Chacun zyeute chez le voisin pour se rassurer de ses fautes. « C’était court, s’étonne Alberto, pourtant, j’ai aussi la maladie de la dictée ! »

La semaine ELA ne fait que commencer : mardi, l’athlète vosgien Mohamed Moussaoui viendra leur rendre visite. Et vendredi après-midi, les enfants enfileront leurs baskets pour un cross.

Emile KEMMEL
Publié dans Vosges Matin le 15 octobre 2019

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